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La loi Raffarin obligeait les commerces à demander une autorisation d'ouverture à partir de 300 m2.
Demain, l'autorisation ne sera obligatoire qu'à partir de 1 000 m2.
Ce changement devrait faciliter l'ouverture de magasins de hard-discount qui pratiquent des prix beaucoup plus bas et dont la surface moyenne tourne autour de 650 m2. Les allemands Aldi et LIDL et les français ED (Carrefour) et Leader Price (Casino) retrouvent des couleurs en ces temps de hausse des prix généralisée. Les petits surpermarchés, comme Atac (Auchan), Champion (Carrefour) ou Ecomarché (Les mousquetaires), devraient aussi ouvrir plus facilement.
De plus, depuis quelques temps, une loi encadre la revente à perte des produits : un commerçant ne peut pas revendre moins cher qu'il n'a acheté à son fournisseur. Et il ne peut pas, non plus, négocier les tarifs des industriels. Ceux-ci est valable pour toutes les enseignes.
En réalité, pour contourner ces règles rigides, il existe les "marges arrière". Ce sont des sommes exigées aux fabricants par les distributeurs en échange d'avantages commerciaux comme la mise en tête de gondole, la présence dans les prospectus etc.).
En concéquence, les prix des produits de grande consommation augmentent chaque année. Ce mouvement s'accélère depuis quelque mois, alimenté par la hausse des matières premières agricoles.
Un texte a été présenté en Conseil des ministres et met fin a ce principe. Les Édouard Leclerc, Carrefour, Auchan, etc. vont pouvoir négocier les tarifs de leurs fournisseurs. L'un pourra obtenir un meilleur prix que l'autre. Et donc offrir une plus forte ristourne à ses clients. Par contre, les prix de certains produits comme les fruits et légumes resteront fixés par le fournisseur. Un décret va préciser les produits concernés.
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